mercredi 23 novembre 2016

Catherine Sainctar (1653-17xx )

CATHERINE SAINCTAR (huit-fois-arrière-grand-mère)
est née le 21 décembre 1653, à Vernon, Normandie, France, 
fille de Nicolas Sainctar et d'Anne Boucher,
selon le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes 
par l'abbé C. Tanguay Volume: 1 page: 537
Seul le nom de Catherine apparait pour la famille Sainctar
1er mariage 4 décembre 1679, à Charles Juillet
2ème mariage à Claude Baillif
http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/dicoGenealogie/
La première question qui me vient à l'esprit, 
à quel moment est-elle arrivée en Nouvelle-France et avec qui ?
Après plusieurs heures de recherche j'ai découvert 
sur les actes notariés des pionniers de Paris à la page 18
http://www.sgq.qc.ca/images/_SGQ/BD_web_libre/Actes_notaries_des_pionniers_de_Paris.pdf
Claude Baillif est né à Paris en 1647, maçon et tailleur de pierre puis architecte.
Il arrive en Nouvelle-France le 22 septembre 1675 avec son épouse Catherine Sainctar.
Il est le fil de Jean Baillif et de Jacqueline Crou.

Catherine Sainctar, née à Paris vers 1646, migrante arrivée en Nouvelle-France avec son époux Claude Baillif en 1675.
Elle est la fille de Nicolas Sainctar et d’Anne Picquet.

Contrat de mariage de Claude Baillif et Catherine Sainctar :
Le 22 décembre 1674 devant Jean Bonot.
Claude Baillif, architecte âgé de 28 ans fils de Jean Baillif bourgeois de Paris et de défunte Jacqueline Crou de la paroisse Saint-Eustache et Catherine Sainctar fille de défunt Nicolas Sainctar, bourgeois de Paris et Anne Picquet.
Ses parents habitent rue de la passe Saint-Eustache.
Le mariage religieux a eu lieu à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le 24 décembre 1674.
Aucun enfant naît de ce couple.
http://www.sgq.qc.ca/images/_SGQ/BD_web_libre/Actes_notaries_des_pionniers_de_Paris.pdf
La seule différence est le nom de la mère de Catherine
Nicolas Sainctar et Anne Boucher pour Tanguay et
Nicolas Sainctar et Anne Picquet pour Archiv-Histo

Aurait-elle changée le nom de fille de sa mère en arrivant en Nouvelle-France ?
Aurait-elle quittée son mari après son arrivée en Nouvelle-France ?

Catherine est la seule Sainctar en Nouvelle-France selon 
le Dictionnaire Tanguay de 1675.

1679--Population de la Nouvelle-France : 9,400.

Quelle sont les chances qu'il y est 2 Catherine Sainctar à cette époque.
Plusieurs disent qu'elle aurait épousé Claude Baillif à Beauport, en 1688,
Elle fut citée le 9 octobre 1688 à Beauport,
mais comme marraine pour Joseph Rancourt,
https://books.google.ca/books?id=o2xBAAAAYAAJ&pg=PA44&lpg=PA44&dq=Catherine+Sainctar&source=bl&ots=OGcTbKg9TT&sig=d0Fw3W8SSlp6g_C6LNwiZXj4FWg&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjY6aWRw7bQAhWD6YMKHRG7CMkQ6AEIODAG#v=onepage&q&f=true
Ce qui est bizarre c'est qu'elle est mentionnée 
comme la femme de Claude Baillif.




Charles Juillet, âgé de 23 ans, a épousé Catherine Sainctar, âgée de 25 ans, 
le 4 décembre 1679 à Montréal.
Ils ont eu 7 enfants:
1. Marie Juillet
2. Blaise Juillet (1680-1748)
3. Charles Juillet (1682- )
4. Marie-Catherine Juillet (1683-1755)
5. Julien Juillet (1684-1703)
6. Paul Juillet (1685-1686)
7. Marie-Isabelle Juillet (1689-1694)




Histo



mercredi 14 mai 2014

Étienne Durocher (1775-1847)

 (Quatre-fois-arrière-grand-père)
Étienne Durocher est né le dimanche 14 mai 1775,à Saint-Antoine-sur-Richelieu,
fils de Blaise-Benjamin Durocher et de Geneviève Marchessau.

Étienne était charpentier, menuisier.
Étienne a été marié deux fois.
Il est décédé à St-Ours le jeudi 12 août 1847, âgé de 72 ans.


Premier Mariage:
Étienne Durocher, âgé de 21 ans, a épousé Josette Berthiaume, âgée de 15 ans, le 22 août 1796 à Notre-Dame, Montréal.
Josette Berthiaume  est née le lundi 22 octobre 1781,fille de Jacques Berthiaume et de Marie-Josephe Casal.
La marraine est Marie Magdeleine Esquiambre Barthiaume (Berthiaume), grand mère de l'enfant.
Josette est décédée le dimanche 8 mars 1818, âgée de 36 ans.
Ils ont eu six enfants :
1- Timothée Durocher né en 1797
2- Sophie-Anaclette Durocher née en 1799
3- Antoinette Durocher née en 1802
4- Léon-Léandre Durocher né en 1805
5- Dorothée Durocher née en 1810
6- Apolline Durocher née en 1812

Étienne est veuf pendant seulement 5 mois.

Deuxième Mariage:
Étienne Durocher, âgé de 43 ans, a épousé Marguerite Papillon, à environ 23 ans,
le vendredi 14 août 1818 à St-Ours.

Marguerite Papillon (quatre-fois-arrière-grand-mère) est née le jeudi 3 mai 1792 à St-Ours,
fille de Étienne Papillon et d'Ursule Péloquin. Marguerite est décédée.
Ils ont eu six enfants :
1- Octave Stanislas Durocher né en 1821
2- Cléophas Durocher est né à Boucherville dans la paroisse de la très Sainte-Famille, Chambly, le dimanche 18 janvier 1835, décédé le vendredi 2 février 1855 dans la même paroisse.
(trois-fois-arrière-grand-père)
3- Émerante Durocher née en 1823
4- Pierre Durocher né en 1826
5- Cyprien Xavier Durocher né en 1829
6- Xavier Durocher né en 1842

A cette époque Saint-Ours avait une population de 3,936 âmes. Il y avait 390 enfants aux classes. En 1820, Étienne Durocher enseigne au village . En 1837 c'est François Hughes qui tient cette école. Siméon Marchessault enseignait aussi dans la paroisse.

Billet par Étienne Durocher et Dame Marguerite Papillon son épouse en faveur d’Aimé Massue,
marchand résidant à Varennes, signé par le notaire G. Gamelin. Le 15 mars 1820, âgé de 44 ans,
à huissier demeurant dans la paroisse de Saint-Ours.
 Évènements St-Ours
1726 - Construction d'une église de pierre par le curé Jean-Pierre de Miniac.
1750 - Nomination du premier curé résidant de la paroisse de L'Immaculée-Conception-de-Saint-Ours. Inauguration du chemin entre Saint-Ours et Saint-Denis.
1761 - Inauguration de l'église de L'Immaculée-Conception-de-Saint-Ours construite par le curé Joseph-François d'Youville, le fils de la fondatrice des Sœurs grises de Montréal. Ouverture de la première école.
https://archive.org/stream/histoiredelaseig02coui#page/n9/mode/2up
1765 - Démolition de l'église de 1726 abandonnée par ses paroissiens qui se dispersent le long de la rivière Richelieu.
1792 - Construction du manoir seigneurial par Roch-Louis dit Charles de Saint-Ours au bord de la rivière Richelieu. Le manoir, le domaine et ses dépendances sont classés biens culturels en 1982 ; il s'agit du seul ensemble intact et complet des assises d'une seigneurie québécoise.
https://archive.org/stream/histoiredelaseig02coui#page/n9/mode/2up
1806 - Inauguration du chemin entre Saint-Ours et Sorel.
1827 - Ouverture d'un bureau de poste sous le nom de Saint-Ours.
1837 - (7 mai) Assemblée de Saint-Ours tenue sous la présidence de Côme-Séraphin Cherrier ; réunit 1 200 personnes et présente Wolfred Nelson comme principal orateur ; on y adopte des résolutions constituant le programme politique du temps; elles invitent le peuple à la résistance ; à la suite de cette assemblée, Archibald Atcheson, comte de Gosford, gouverneur du Canada, proclame séditieuses de telles réunions et ordonne aux magistrats et officiers de milice de les empêcher ; l'assemblée de Saint-Ours est suivie de l'assemblée de Saint-Charles. Crises. Émeutes de 1837 et de 1838..
1844-1849 - Construction, sur la rivière Richelieu, du barrage et des écluses comme partie des ouvrages permettant de relier Montréal et New York. Après le canal de Chambly, celui de Saint-Ours complète la voie maritime du Richelieu ; les travaux permettent l'installation d'un moulin à eau sur le barrage ; la farine y sera moulue et la laine cardée pendant au-delà de 100 ans.
Église de L'Immaculée-Conception, St-Ours
Construit entre 1878 et 1882 dans le style néo-romain , selon les plans préparés par la firme d'architectes "Gauthier & Daoust" l’église se caractérise par la présence de murs massifs, d'une fenestration restreinte, de belles colonnes surmontées de chapiteaux qui supporte une magnifique voûte à arc à plein cintre, de son orgue Casavant et d’une belle flèche élancée de 185 pieds (56,39 mètres) de hauteur.
Elle a été construite sur le site de l'ancien cimetière dont les dépouilles ont été exhumées sous l'autorisation de la Cour Supérieure et relocalisé dans le nouveau cimetière.
texte: Wikipédia


mardi 20 mars 2012

Olivier-Amable Durocher (1771-1859)

Olivier-Amable Durocher (cultivateur) (1771-1859)
(Cinq-fois-arrière-grand-cousin au deuxième degré de Daniel) est né le 20 mars 1771, à 
Saint-Antoine-sur-Richelieu, d'Olivier Durocher et de Marie Louise Angélique Courtemanche. Olivier est décédé en 1859, à environ 88 ans, à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Mariage à l'église Saint-Jean, Île d'Orléans avec Geneviève-Françoise Durocher, le 20 janvier 1794 (fille de Blaise-Benjamin Durocher et Geneviève Marchesseau). 
Olivier-Amable Durocher épouse donc sa cousine germaine.

Les 11 enfants de Geneviève et Olivier-Amable

1- Léon est né le 17 mai 1795 et décéda en septembre 1799. (Ange)

2- Édouard (cultivateur) est né le 30 novembre 1796 et décéda en 1842, à l'âge de 46 ans.
Mariage avec Émilie Dragon (10 enfants).

3- Marie-Geneviève est née le 31 juillet 1798 et décéda en 1836, à l'âge de 38 ans.
Mariage avec Pierre Allaire de Saint-Antoine-sur-Richelieu (patriote)
enfant: Pierre-Olivier Allaire (prêtre) (1821-1909)

4- Flavien (1er curé de Saint-Sauveur, Québec) est né en 1800 et décéda
le 6 décembre 1876, à l'âge de 76 ans. (Révérend Père Flavien Durocher)

5- Calixte (notaire et possesseur d'une ferme à Saint-Antoine-sur-Richelieu)
est né en 1802 et décéda en 1897, à l'âge de 95 ans.
Mariage avec Mélanie Archambault.

6- Marie-Marguerite est née en 1804 et décéda 3 mois plus tard.(Ange)

7- Théophile (curé). Il nait le 5 septembre 1805 à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Il est ordonné prêtre le 9 mars 1828. Il est vicaire à Saint-Laurent de Montréal,
puis vicaire à Saint-Benoit en 1829 et est curé de la paroisse Saint-Mathieu de Beloeil,
en 1831. Il voyage en Europe de 1850 à 1851 pour sa santé.
Il décède le 19 mai 1852 à Beloeil, à l'âge de 46 ans et 8 mois.

8- Eusèbe (prêtre) Il nait le 14 août 1807 à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
Il est ordonné prêtre le 3 février 1833, à Montréal. Il est vicaire à Saint-Hyacinthe.
Il entre dans la congrégation des Oblats de Marie-Immaculée. Le père Brunet fut,
avec le père Eusèbe Durocher, l'un des deux premiers Oblats à travailler à la difficile
mission des chantiers de la Gatineau et de l'Outaouais.
Il s'y rendit dès janvier 1845 et en sortit à la suite d'infirmité qui lui faisaient
craindre d'être à charge. Il remplaça son frère malade, Théophile curé de Beloeil,
de 1850 à 1862, il revient ensuite à Saint-Hyacinthe, puis est curé de Saint-Athanase
en 1866. Il décède le 20 avril 1879 à l'Hôtel-Dieu de Saint-Hyacinthe,
à l'âge de 71 ans et 8 mois.

9- Marie-Séraphine est née en 1809 et décéda en 1852,
à l'âge de 43 ans (Sœur Sainte-Cécile Congrégation de Notre-Dame 1827)

10- Mélanie-Eulalie est née le 6 octobre 1811 et décéda le 6 octobre 1849,
le jour de son anniversaire à l'âge de 38 ans
(Mère Marie-Rose, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs des Saints noms de Jésus et Marie)

11.Julie Durocher, née en 8 janvier 1815, décès 21 septembre 1815, à l'âge de 8 mois

Baptême d'Eulalie octobre 1811


mardi 20 septembre 2011

Blaise-Benjamin Durocher (1739- 1821)

Je me souviens  (5 fois mon arrière-grand-père)
Blaise-Benjamin est née le jeudi 19 mars 1739, à Longue-Pointe.
Il est le fils de René-Joseph Durocher et Marie-Louise-Catherine Juillet (1710-1743). 
Blaise est décédé le 2 octobre 1821, âgé de 82 ans, à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
 
Blaise-Benjamin épousa Geneviève Marchessault, le mardi 16 juillet 1765
Contrat de mariage.
 
à l'église Notre-Dame-des-Anges, Hôpital général de Québec. 
http://eglisesdequebec.org/ToutesLesEglises/NotreDameDesAnges/NotreDameDesAnges.html

Geneviève a eut l’occasion de venir à Saint-Antoine, soit en visite chez sa tante Geneviève et son oncle Thomas Paradis, soit pour assister sa tante lors d’accouchements ou à ses funérailles. L’année suivante de la mort de sa tante Geneviève, la voilà mariée à Québec à Benjamin Durocher, déjà fixé à Saint-Antoine-de-Chambly depuis 1761.  Le couple aura quatre enfants vivants. Malheureusement, Geneviève meurt en couches à l’âge de 29 ans, dimanche le 18 mai 1777 à 8 heures du matin.
Geneviève Marchesseault est la grand-mère de Eulalie Durocher (La Bienheureuse Mère Marie-Rose), 
Son frère Christophe Marchesseault est le grand-père du patriote Siméon Marchesseault.
La Maison des Durocher fut construite vers 1725 et subsista jusqu'en 1885. 
Recensement de Saint-Antoine-sur-Richelieu (1765) ; occupant la résidence : 1 homme (Blaise-Benjamin), 1 femme (Geneviève Marchesseault), 2 domestiques de sexe masculin âgés de plus de 15 ans. (Olivier et Louis) ses neveux. Par la suite la maison sera reprise par Olivier Durocher.

Les 4 enfants du couple :
1- Marie-Geneviève-Françoise est née le 10 novembre 1768 et décéda en 1830. 

    (mère de Marie-Rose, la Bienheureuse ). 
Baptême d'Eulalie Durocher 1811
Une Fleur du Richelieu
Elle épousa son cousin germain Olivier-Amable Durocher (fils de Olivier Durocher et Marie-Louise-Angélique Courtemanche). Après la mort de sa mère, elle ira vivre chez sa tante Marie-Anne Mauvide , seigneuresse de l'Île d'Orléans. Elle fit son éducation chez les Ursulines de Québec. Instruction et éducation furent soignées. Pendant les vacances sa tante la menait dans le monde.
2- Monique est née en 1772 à Saint-Antoine-sur-Richelieu et décéda le 7 avril 1850. Elle épousa le 5 octobre 1789, à Saint-Antoine-sur-Richelieu, Jean-Baptiste Archambault.

3- Jean-Baptiste est né le 23 avril 1774, il épousa Marie-Françoise Courtemanche (sœur de Marie-Louise-Angélique Courtemanche) le 9 juillet 1797 à St-Antoine-sur-Richelieu. 

2 enfants de cette union: 
Benjamin-Louis est né en 1797, Patriote qui a été tué le 23 novembre 1837 à la bataille de Saint-Denis , la seul et unique Victoire des Patriotes. 
Jean-Baptiste Eusèbe (Patriote de St-Charles) est né en 1807 et épousa Césarie Fournier le 7 novembre 1842 à Beloeil.
4- Étienne (menuisier-charpentier) est né le 14 mai 1775 et décéda le 12 août 1847. (4 fois mon arrière-grand-père).


Église Saint-Antoine-sur-Richelieu: 19 septembre 1769, la deuxième cloche est baptisée Joseph-Geneviève, en l'honneur du curé de Contrecœur, Joseph Martel et de Geneviève Marchessault, la marraine.

La vie de couple de Blaise-Benjamin et Geneviève ne dura seulement que 12 ans. Après le décès de Geneviève, de 1777 à 1807 (de 38 à 68 ans) Blaise-Benjamin est célibataire, mais aura un fils d'une mère inconnue, Benjamin-Louis (1797-1837) Patriote tué à la bataille de Saint-Denis.

Blaise-Benjamin épousera en deuxième noces Marie-Cécile Ledoux (née le 26 mars 1748), à Saint-Roch, Contrecœur, le 16 novembre 1807. (aucun descendant). 




Brève histoire de Saint-Antoine-sur-Richelieu

La paroisse Saint-Antoine-de-Padoue a été érigée en 1750 et son territoire qui avait été détaché à l'origine de la seigneurie de Contrecœur, elle comptait déjà environ trois cents habitants. En effet, les premières terres furent concédées par le seigneur François-Antoine Pécaudy de Contrecœur en 1724 et la paroisse naissante prit le nom de Saint-Antoine en l?honneur de son seigneur. Parmi les premiers colons qui se sont établis sur les rives du Richelieu on retrouve, entre autres, des Archambault, Courtemanche, Allard, Durocher et dans cette famille, l'ancêtre de la Bienheureuse Mère Marie-Rose , Fondatrice des Religieuses des Saints Noms de Jésus et de Marie.
La Guerre de 7 ans (1756-1763), notons tout de même que grâce à la volonté des francophones qui restèrent en Nouvelle-France, et qui se sont battus sans faillir, ils ont réussi à imposer leur langue, leur religion et leurs coutumes. Grâce leur soit rendue, car ils ont été les pionniers du Québec actuel. Ils ne faut pas oublier tous les francophones des États-Unis qui gardent une certaine nostalgie, et font beaucoup pour garder un peu de leur patrimoine. La bataille des plaines d'Abraham a eu lieu le 13 septembre 1759. Montcalm a été blessé trois fois et est mort le 14 septembre. Il a été enterré dans le jardin de clôture du couvent des Ursulines, à Québec.

Théotiste Cottard épousa le 12 janvier 1767 à la paroisse de Saint-Antoine-sur-Richelieu le Capitaine Antoine Paulin (ami proche de Louis-Joseph Montcalm ). Deux des invités qui ont assisté et signé le certificat de mariage en tant que témoins, étaient Sieurs Blaise-Benjamin et René-Amable Durocher . Il est possible que le fils d'Antoine et Théotiste, a été nommé Amable d'après ce Sieur. 



Les Événements de 1837,  Saint-Antoine-sur-Richelieu a également participé activement au mouvement des Patriotes. Le jour de la bataille de Saint-Denis, le 23 novembre 1837, le jeune George-Étienne Cartier et son cousin Henri rassemblèrent une centaine d'hommes d'ici et des environs qui traversèrent la rivière dans le bac du passeur Roberge, sous les tirs ennemis, pour aller prêter main-forte aux habitants de Saint-Denis. En 1837, George-Étienne Cartier fut l'un des membres les plus ardents et les plus enthousiastes des Fils de la Liberté . On l'appelait ? Petit George ? et on chantait ses chansons. Les Fils de la Liberté ne se réunissaient jamais et ne paradaient jamais dans les rues de Montréal sans chanter : Avant tout, je suis Canadien. On aime bien ici rappeler qu'il s'agit non pas de la victoire de Saint-Denis mais de celle de Saint-Antoine. Quatre Antoniens furent tués ce jour-là dont Benjamin-Louis Durocher.
 
Peu de temps auparavant, le 14 septembre 1837, les femmes de Saint-Antoine avaient organisé un dîner champêtre afin de marquer leur appui à leurs maris, leurs fils ou leurs frères patriotes. Cet événement, dont le récit parut dans le journal La Minerve, regroupait près de 400 personnes. La Société historique et culturelle de Saint-Antoine-sur-Richelieu fait revivre cette tradition et organise à chaque année un dîner communautaire au cours duquel on souligne les réalisations de femmes de Saint-Antoine-sur-Richelieu qui ont particulièrement marqué leur milieu.

lundi 5 septembre 2011

René-Joseph Durocher (1706-1756)

Ma Première Génération de Durocher 
en Nouvelle-France

(6 fois mon arrière-grand-père)
Joseph Durocher (baptisé René-Joseph) est né le vendredi 2 juillet 1706,
à Angers, Saint Maurille, Anjou, France.
Fils de Joseph Durocher (1681-?) et Marguerite Le Roy (1685-?)
le couple aura 14 enfants, seulement
Joseph et son petit frère Olivier viendront au Québec.
(Olivier arrivera 10 ans plus tard).
Joseph apparait pour la première fois dans les archives canadienne,
sous le nom de Joseph.
Le premier mariage de la famille Durocher au Québec, 
est celui de Joseph Durocher et Louise Juillet, 
le samedi 06 mai 1730, à Batiscan, Champlain.
Il épousa Marie-Louise-Catherine Juillet qui est née le jeudi 29 mai 1710, à Pointe-aux-Trembles.
Elle est la fille de Blaise Juillet et de Marie Madeleine Forestier-Lafortune-Fortier.
Elle est baptisée le vendredi le 30 mai 1710 à Pointe-aux-Trembles
Marie-Louise-Catherine Juillet décéda le mardi 30 avril 1743, à l'âge de 33 ans.
Elle est inhumée le mercredi 01 mai 1743 à Montréal.
Elle aura 10 enfants en 10 ans. Dans son contrat de mariage passé devant le notaire Nicolas-Auguste Guillet de Chaumont, il est précisé que Joseph donnait à son épouse la somme de 3,000 livres de Douaire préfixe.

Les 10 enfants du couple : Les premiers Durocher à naître au Québec.

1- Joseph est né le mercredi 13 décembre 1730 à Longue-Pointe, décès le jeudi 10 juillet 1749, à Montréal dans la Paroisse Saint-François-d'Assise.

2- Jean-Baptiste est né le mercredi 5 novembre 1732 à Montréal, décès 1795, à Nicolet.
" Premier marchand-général de St-Pierre-du Portage " : par "Claude Ferland".-
C'est à un célibataire de 19 ans, arrivé au Portage en 1751, que nos historiens locaux attribuent le titre de premier marchand général résident du Bourg de St-Pierre-du-Portage, village qui ne fut créé officiellement que trois ans plus tard, en 1754, par ordonnance de Duquesne et Bigot.- Le jeune âge de notre sujet, comme celui de son village d'élection, étaient déjà des indices d'un certain esprit d'entreprise, mais ce fut aussi le contexte économique difficile vécu par sa famille à cette époque qui traça son parcours historique. de notre personnage, père du député Jean-Baptiste-Amable Durocher.

3- Élisabeth est née le mercredi 18 août 1734, à Laprairie.

4- Marie-Françoise est née le mardi 21 juin 1735, à Montréal.

5- René-Amable est né le jeudi 10 janvier 1737, décéda en 1790. le 15 février 1779, âgé de 42 ans, il devient Seigneur de l'île d'Orléans (1779-1790) il épouse Marie-Anne Mauvide, la fille du Dr. Jean Mauvide et et de Marie-Anne Genest. René-Amable Durocher, âgé de 36 ans, a épousé Marie-Anne Mauvide, âgée de 36 ans, le 28 septembre 1773 à Saint-Jean, Île d'Orléans.

6- Marie-Louise est née le jeudi 6 février 1738, elle vécue un peu moins de 6 mois et décéda le vendredi 1 août 1738.

7- Blaise-Benjamin est né le vendredi 20 mars 1739 à Longue-Pointe, décès le mardi 2 octobre 1821 à Saint-Antoine-sur-Richelieu.
La vie de couple avec Geneviève Marchesseault ... seulement 12 ans.
Blaise-Benjamin épousa Geneviève Marchesseault le mardi 16 juillet 1765 à l'église Notre-Dame-des-Anges, Hôpital général de Québec à Notre-Dame-des-Ange. Homme qu'elle rencontra peut-être chez sa tante Marie-Geneviève et son oncle Thomas Paradis. Elle vient habiter à Saint-Antoine-sur-Richelieu et y demeure jusqu'à sa mort en 1777, à l'âge de 29 ans. (Elle est la grand-mère de la Bienheureuse Mère Marie-Rose (Eulalie Durocher), qu'elle n'aura jamais connue d'ailleurs).

8- Joseph-Marie est née le samedi 19 mars 1740, elle vécue un peu moins de 4 mois et décéda le dimanche 10 juillet 1740.

9- Marie-Marguerite est née le mercredi 22 février 1741, Elle épouse Louis-François Courtemanche, lundi 25 novembre 1765 à l'église de Saint-Antoine. Elle eu 9 enfants en 10 ans et mourra peut après son dernier accouchement soit le vendredi 24 mars 1775 à l'âge de 34 ans, fut inhumée dans l'église de St-Antoine.

10- Jacques est né le mardi 7 février 1742, il vécu un peu moins de 5 mois et décéda le jeudi 28 juin 1742.

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2ième Union de Joseph: Le lundi 24 juin 1743 à Montréal. à l'âge de 36 ans, il convola avec Marguerite Gaudet, veuve de Jean-Baptiste Jarry (marchand voyageur de Montréal).
Marié en communauté de biens, Joseph apportait à sa nouvelle épouse quinze cent livres de Douaire préfixe. Un seul enfant naquit de cette union, mais ne survécut pas.
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La Vie de Joseph 
Il fut à la fois tailleur et marchand durant une grande partie de sa vie. Toutefois, seules ses activités commerciales nous sont connues. Apparemment gros brasseur d'affaires, il multiplia les achats de maisons, de terres et de fermes. Il s'intéressa également au commerce des fourrures: c'est ainsi qu'en 1745, il engagea 5 hommes pour se rendre au poste de Michillimakinac. Deux ans plus tard, ses affaires étaient, semble-t-il, assez prospères puisqu'il engageait pour un an Jean-Baptiste Dumontet, dit Lagrandeur, et son épouse, pour le servir en toutes choses licites et honnêtes qui leur seront commandées.

En 1748, le Séminaire de Québec afferme (location d'un bien rural contre paiement d'un fermage) séparément, le domaine seigneurial et le moulin de l'Île-d'Orléans à Joseph, pour 3,500 livres par ans, payable moitié en blé. Le contrat stipule le prix de location du moulin seulement, soit 2,000 livres par année.
Vers les années 1750, il fut en relations avec les marchands François Havy et Jean Lefèbvre de Québec; le 15 janvier 1753, nous le retrouvons en procès contre les deux hommes devant le Conseil supérieur au sujet de trois emplacements. Cependant, le marchand tailleur d'habits avait vu trop grand; il fut poursuivi par ses innombrables créanciers qui l'obligèrent à régler ses comptes. Le bilan de son avoir personnel révélait un excédent des revenus sur les dépenses, il fut déclaré failli. Chacun de ses créanciers reçut 58 et 5/8 % de ce qui lui était dû. Joseph est probablement décédé à Montréal en 1756, le mercredi 15 septembre de cette année, son épouse, Marguerite Gaudet (Gaudé) était déclarée veuve dans le contrat d'adjudication des biens de son mari que rédigea le notaire Louis-Claude Danré de Blanzy.

Sur les traces de son père, Joseph Durocher
Joseph a d'abord été marchand-tailleur à Montréal au faubourg St-Joseph (près des Récollets) et à la Place Royale, première place de marché sous le régime français. Il faut savoir que les artisans-boutiquiers cherchaient tous alors à faire du commerce diversifié.

Les historiens ont remarqué que les tailleurs étaient probablement les artisans les mieux placés pour débiter des marchandises dans leur boutique, puisque le textile et les articles de couture représentaient plus de 50% de la valeur des stocks de magasins. Joseph a également été engagé pour la traite des fourrures à l'occasion. Dans les dernières années de sa carrière, alors que son fils Jean-Baptiste était dans l'adolescence, Joseph c'est adonné à un autre commerce lucratif de l'époque, celui du blé. Il a sans doute commencé par accepter, comme tous les marchands et artisans le faisaient, des paiements occasionnels en minots de blé contre ses livraisons de tissus et d habits aux agriculteurs des environs de Ville-Marie.

Joseph commercera à Terrebonne. Il achète en mai 1747 l'emplacement de Pierre Papin qui comprend une meule de pierre doté d un magasin et d'un grenier, une écurie et deux hangars dont un contient un bluteau introduit par ce dernier.
A cette époque, Joseph n'est pas encore fermier du moulin de l'Île Jésus qu'il ne louera qu'en octobre 1748 (bail annulé en 1749 suite à la vente du domaine par à Charles Réaume le Séminaire de Québec).
C'est donc au moulin de Terrebonne que, dans l'intervalle il fait moudre le blé qu'il « achète dans la région et même peut-être au delà. Il en retire de grosses farines qu'il blute dans son hangar avant de les mettre en quarts et de les expédier dans les magasins du roi et à ses fournisseurs, d'importants marchands de Montréal et de Québec ». Il est aussi fournisseur du roi pour le Fort Frontenac, une aventure qui l'amena à s'endetter auprès des marchands de Québec. La carrière de négociant-farinier court; en février 1750, il vend son installation de Terrebonne à Germain Lepage, puis il disparaît.
En se basant sur le Dictionnaire Biographique du Canada, nous avons compris qu'il a été victime des difficultés ayant suivi la première prise de Louisbourg, alors qu'à Québec l'importateur Havy et ses associés, pressés par leur fournisseur Dugard & Cie de Rouen, réduisirent drastiquement leurs opérations de gros, et rappelèrent leurs créances. Joseph avait de bons revenus mais aussi de fortes dettes, et il fut apparemment aux prises avec un grave manque de liquidités, comme en témoigne la vente de ses meubles en mars 1751 (Danré de Blanzy).
Le 8 janvier 1752, le notaire Saillant de Collégien, de Québec, enregistre une « délibération contenant procuration entre François Havy et faisant pour Jean Lefebvre, négociant de la ville de Québec, tant en leurs noms de créanciers de Joseph Durocher, de Montréal, absent de cette colonie, que comme syndic des autres créanciers dudit Durocher ». Suit une longue liste de créanciers, des marchands de Québec.


Concernant l'épouse de Joseph, Marie-Louise-Catherine Juillet, elle est l'arrière-petite-fille de Blaise Juillet dit Avignon, un des 16 Français commandés par Adam Dollard des Ormeaux.
Dollard des Ormeaux meurt au Long-Sault pour sauver la Ville  
Dollard des Ormeaux meurt au Long-Sault pour sauver la Ville

Ils viennent de quitter Ville-Marie le 16 avril 1660 à destination du Long-Sault, situé sur la rivière des Outaouais, à un endroit où le courant est assez fort pour habituellement forcer les canotiers à longer une des deux rives. Ils entendent des cris de guerre poussés par des Iroquois cachés dans les bois riverains de l'île Saint-Paul (maintenant l'Île-des-Soeurs). L'affrontement semble inévitable. Au cours de l'engagement qui suit, trois Français trouvent la mort. L'histoire a retenu leurs noms: Nicolas Duval, tué par les Iroquois, un célibataire qui était arrivé à Ville-Marie en 1653, en même temps qu'une centaine de nouveaux colons qui formaient ce que l'on a appelé «la Grande Recrue»; Mathurin Soulard, un charpentier du fort, et Blaise Juillet dit Avignon, tout simplement parce qu'il était originaire de la ville d'Avignon. Ce dernier laissait derrière lui son épouse, Anne-Antoinette de Liercourt et quatre enfants, dont le dernier était âgé d'un an et demi. Soulard et Juillet s'étaient noyés, alors que leur canot avait chaviré au cours de l'attaque.
Hugues Picard dit Lafortune (1627-1707) Originaire de Saint-Colombin (Bretagne), défricheur et scieur de long. Il repasse en France au terme de son contrat, mais revient en 1659, comme menuisier des Sulpiciens. L'année suivante, le 30 juin 1660, il épouse Anne-Antoinette de Liercourt, veuve de Blaise Juillet dit Avignon et mère de quatre enfants, lui donna 5 autres enfants. Anne-Antoinette fut assignée à témoigner au procès intenté par Jean Milot, l'époux de Marie-Marthe Pinson,contre Pierre Verrier, en juillet 1673, relativement au vol d'une certaine quantité de castors. Elle déposait également contre Roberte Gadois, le 1er septembre suivant; celle-ci avait accusé à tort la femme de René Moreau d*avoir eu la fleur de lis en France. Anne-Antoinette de Liercourt décède en septembre 1707 et son époux s'éteint à son tour deux mois plus tard.
Anne-Antoinette de Liercourt est aussi connue sous le nom de Estienette De Leircour, Antoinette De Liercourt, Marie-Antoinette Liercour, Anne-Marie De Liercourt, Anne De Liercourt, Antoinette Deliercour et Marie-Antoinette De Liercourt. Elle est la fille de Philippe De Liercourt et Jeanne Patin.

Le nom de Brien dit Durocher n'a aucun lien de parenté avec ma famille.


Évènements Historique
- En 1603, Samuel de Champlain (1570-1635), maréchal de logis, navigateur, géographe et cartographe, fondateur de Port-Royal et de Québec et le père de la Nouvelle-France (selon la version de son histoire ) note dans ses écrits:
Des Sauvages.
« Du côté du Nord du Saint-Laurent, il y a une rivière qui s'appelle Batiscan, qui va fort avant en terre, par où quelques-fois les Algonquins viennent ».
- Le 14 novembre 1606 est la date de fondation de l'Ordre de Bon Temps, alors que Champlain représentait Louis XIII, Roi de France, à Port-Royal d'Acadie.
- En 1608, Champlain descendit le fleuve en canot et posa les fondations de la
Nouvelle-France dans ce qui devint Québec, là où se sont poursuivies les activités
de l'Ordre de Bon Temps.
- En 1609, Champlain emprunta la Rivière des Iroquois et se rendit jusqu'à cette
étendue d'eau, cette «mer intérieure», qu'il nomma Lac Champlain.
Batiscan: le nom d'un Capitaine sauvage
- En 1610, à Québec, là où Champlain trouvais le Capitaine Pierre qui y commandait, et tous ses compagnons en bon état; et avec eux un Capitaine sauvage appelé Batiscan.
- Sur sa carte de 1612, Champlain désigne la région du nord de cette rivière
« Contrée de Bastisquan ». Pour soutenir Samuel de Champlain et conserver le poste de Québec, le Cardinal Richelieu fonde la Compagnie des Cent-Associés et,
par le Traité de Saint-Germain-en-Laye de 1632, rend le Canada à l'autorité française de Champlain, après que la colonie eut été prise par les frères Kirke en 1629.
Ce succès permet à la colonie de se développer par la suite et de devenir le centre
de la culture francophone en Amérique du Nord. Sur la carte de 1632, il écrit 
« Rivière de Batisquan fort agréable et poissonneuse ».
De la rivière et du chef amérindien, ce nom très stable est passé à la toponymie régionale : seigneurie, paroisses, village, etc.
Le port de Batiscan et le petit village de la Station qui étaient situé à l'embouchure
de la rivière ont longtemps été au cœur de l'activité économique.
La scierie située à proximité du port produisait du bois d’œuvre qui était acheminé
par barges vers les marchés commerciaux.
Également, l'agriculture, le commerce maritime et ferroviaire, le flottage du bois
(la pitoune) sur la rivière Batiscan, les moulins à scie et les petites entreprises
de transformations sont au cœur de l'histoire économique de Batiscan.
- En 1730, La frontière entre Batiscan et Sainte-Geneviève est définitivement fixée,
- la même année 648 condamnés pour délits mineurs en France arrivent en Nouvelle-France pour s'y établir.
- Le 10 avril 1734, un incendie détruit l'Hôtel-Dieu de Montréal et une quarantaine
de résidences. On accuse (probablement à tort) une esclave noire, Marie-Josèphe dite Angélique. Condamnée à mort, elle est pendue en public et brûlée le 21 juin 1734.

samedi 14 mai 2011

La Bienheureuse Mère Marie-Rose

Eulalie Durocher (1811-1849)
(Quatre-fois-arrière-grande-cousine)
(Mère Marie-Rose)

Sœur Marie-Rose Durocher baptisée Mélanie-Eulalie Durocher, (dite Mère Marie-Rose), fondatrice et première supérieure des Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie au Canada, est née le 6 octobre 1811 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, Bas-Canada, (fille de Olivier-Amable Durocher et de Geneviève Durocher). Elle décéda le jour de sa fête, à l'âge de 38 ans, le 6 octobre 1849, à Longueuil.

Elle fut déclarée vénérable par Jean-Paul II en 1979, puis béatifiée le 23 mai 1982. Elle est célébrée le 6 octobre, le jour de sa naissance et de son décès et le jour de fête de Saint Bruno. Le Collège Durocher à Saint-Lambert est nommé en son honneur, ainsi que l'École secondaire Eulalie-Durocher à Montréal. Sa communauté fonda aussi le Pensionnat du Saint-Nom de Marie à Outremont et le Mont Jésus-Marie à Outremont.

On implore son intercession en cas de maladie ou en cas de décès de ses parents. 
On accroche aussi son effigie dans les maisons pour éviter les incendies.
 

Eulalie Durocher était la dixième d'une famille de 11 enfants dont 3 moururent en bas âge. Son père, riche cultivateur, avait fait une partie de ses études classiques, et sa mère avait reçu une formation des plus soignées chez les ursulines de Québec. Tous les deux étaient donc en mesure d'assurer à leurs enfants une éducation de qualité.
Les frères d'Eulalie, Flavien, Théophile et Eusèbe, accédèrent à la prêtrise, et l'une de ses sœurs, Séraphine, devint religieuse chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame.


Livre: Une Fleur du Richelieu

Pour sa part, Eulalie ne fréquenta pas l'école de son village; c'est à la maison que son grand-père paternel, Olivier Durocher , milicien distingué et érudit, se constitua son maître. Toutefois, à la mort de ce dernier en 1821, la fillette entra comme pensionnaire au couvent de Saint-Denis-sur-Richelieu, que tenaient les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. Elle revint à la maison après sa première communion, soit à l'âge de 12 ans, et bénéficia à domicile d'un nouvel enseignement privé sous la direction de l'abbé Jean-Marie-Ignace Archambault, professeur au collège de Saint-Hyacinthe. Désireuse de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, elle entra en 1827 au pensionnat des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal dans l'intention d'y faire par la suite son noviciat, à l.instar de sa sœur Séraphine. Mais après deux années d'études, entrecoupées de longues périodes de repos, elle dut renoncer à son projet de vie religieuse à cause de sa mauvaise santé. Elle réintégra son foyer pour attendre alors l'heure de Dieu.
Geneviève Durocher et la petite Eulalie Durocher (1820)

À la mort de sa mère en 1830, Eulalie recueillit l'héritage maternel et devint l'âme de la famille. Douée d'un tempérament ardent, facilement impérieuse, profondément pieuse, elle exerçait un ascendant particulier sur les personnes qui l'entouraient. Son frère Théophile, curé de la paroisse Saint-Mathieu, à Beloeil, réussit à convaincre son père de quitter la ferme ancestrale pour venir s'installer au presbytère de Beloeil, dont Eulalie sera du même coup la gouvernante de 1831 à 1843. Dans le va-et-vient de ce presbytère très fréquenté, la vocation d'Eulalie se dessina peu à peu. On y discutait aisément des problèmes de l'heure, autant politiques, éducatifs que religieux. La jeune gouvernante, intéressée, prit conscience du besoin urgent de rendre l'instruction accessible aux enfants des campagnes, les pauvres autant que les riches.
En raison de la pénurie d'écoles et de maîtres, la situation était alarmante; elle se mit alors à rêver d'une communauté religieuse qui pourrait facilement multiplier ses couvents. Aussi en 1841, quand le curé de Longueuil, Louis-Moïse Brassard, fit appel aux Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie de Marseille, en France, Eulalie s'inscrivit à l'avance, avec son amie Mélodie Dufresne, comme novice de cette congrégation. Cependant, les sœurs de France se désistèrent. L’Évêque de Marseille, Mgr Charles-Joseph-Eugène de Mazenod, fondateur des oblats de Marie-Immaculée, conseilla alors à l'Évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, d'instaurer, avec les deux femmes désireuses de faire partie du groupe attendu de France, un embryon de communauté religieuse. Dans l'intervalle, un premier contingent d'oblats, dont faisait partie le père Adrien Telmon, arriva à Montréal. Ce dernier vint à Beloeil pour y donner des missions populaires; il ne tarda pas à reconnaître en Eulalie une éducatrice d'âmes capable de rassembler des émules et de les guider dans les voies spirituelles. Il l'encouragea sans hésiter à fonder une communauté religieuse typiquement canadienne vouée à l'éducation de la jeunesse. Sous la direction des oblats de Marie-Immaculée, les trois premières aspirantes, Eulalie Durocher, Mélodie Dufresne et Henriette Céré, commencèrent à se former à la vie religieuse en octobre 1843. Elles s'installèrent à Longueuil dans un immeuble qui servait d'école et où Henriette Céré était institutrice.
La Bienheureuse Mère Marie-Rose
(Eulalie Durocher (1811-1849)
http://www.snjm.org/French2/historiemileMMRfr.htm

Le 28 février 1844, Mgr Bourget présida la célébration de la prise d'habit des trois femmes. Eulalie devint sœur Marie-Rose dans la communauté qui adopta le nom et les constitutions des Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie de Marseille. Le 8 décembre suivant, dans l'église paroissiale, Mgr Bourget reçut les vœux de religion des trois femmes. Sœur Marie-Rose devint alors supérieure, maîtresse des novices et dépositaire. Les épreuves ne manquèrent pas à mère Marie-Rose. Les démêlés de sa communauté avec l'abbé Charles Chiniquy ne furent pas les moindres. Celui-ci, qui était entré au noviciat des oblats en 1846, voulut prendre en main la direction pédagogique des écoles qu'avaient établies les Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie. Devant les fins de non-recevoir de la clairvoyante supérieure, il discrédita publiquement la communauté. Malgré les orages, mère Marie-Rose tint bon.


Femme d'une exceptionnelle vertu, très unie au Seigneur, éducatrice à nulle autre pareille, elle donna à la communauté une impulsion que le temps n'a pas arrêtée. À son décès, le 6 octobre 1849, le jour de ses 38 ans, la communauté comptait déjà 30 professes, 7 novices, 7 postulantes et 448 élèves réparties dans 4 couvents. Au lendemain des funérailles, Mgr Bourget disait aux sœurs endeuillées : Je vous avoue dans toute la sincérité de mon cœur, que j'ai été tout à fait ému en voyant tant de vertus réunies dans une seule âme. Je l'ai priée de m'obtenir la même ardeur pour gouverner mon diocèse, qu'elle avait pour vous diriger.
En 1880, Bourget affirmait : Je l'invoque en mon particulier comme une sainte et j'espère que le Seigneur la glorifiera devant les hommes, en lui faisant décerner par l'Église les honneurs de l'autel.
Ce dernier souhait fut exaucé le dimanche 23 mai 1982, lorsqu'en la place Saint-Pierre de Rome, devant une foule immense, Jean-Paul II proclama Bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Marie-Rose puise sa spiritualité de Luc 12, 49: « Je suis venu apporter le feu sur la terre et combien je voudrais qu'il brûle!». Sa congrégation a pour devise «Jésus et Marie, ma force et ma gloire!».
Elle est décédée le 6 octobre 1849 de causes naturelles. Ses restes se trouvent dans la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, où se trouve également une chapelle et un ouvrage à sa mémoire.



La Maison des Durocher fut construite 
vers 1725 et subsista jusqu'en 1885.
 Recensement de Saint-Antoine-sur-Richelieu (1765) ;
occupant la résidence :
1 homme (Blaise-Benjamin Durocher depuis 1761):, 
1 femme (son épouse Geneviève Marchesseault et 
2 domestiques de sexe masculin âgés de plus de 15 ans 
(Olivier et Louis Durocher les neveux).

« Marie-Rose Durocher a agi avec simplicité, avec prudence, avec humilité, avec sérénité. Elle ne s’est pas laissée arrêter à ses problèmes personnels de santé ni aux premières difficultés de l’œuvre naissante. Son secret résidait dans la prière et l’oubli de soi-même qui atteignait, selon l’estimation de son Évêque, une véritable sainteté. » (Jean-Paul II, en 1979).

Pour en savoir davantage sur les festivités ou découvrir l’histoire de cette éducatrice de chez nous,
• contacter le 450 651-8104, poste 1209 ou par courriel centremarierose@yahoo.ca ,
• consulter les sites Web www.snjm.org
  et www.snjm.qc.ca 
• et/ou visiter, sur réservation, le Musée Marie-Rose Durocher situé au 80, rue Saint-Charles Est, à Longueuil.

mercredi 2 février 2011

Kébèk mon Pays

Le Lys Patriote, mon Hommage aux Patriotes qui ont combattus pour nôtre Liberté
Le Nationalisme (Amour de la Nation) 
Le Patriotisme (Don de soi pour sa Patrie)